samedi 18 février 2012

La table d'Hermès Trismégiste


La Table d’émeraude d’Hermès Trismégiste

« Il est vrai, sans mensonge, certain, & très véritable. Ce qui est en bas, est comme ce qui est en haut : et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, pour faire les miracles d'une seule chose. Et comme toutes les choses ont été, & sont venue d’un, par la médidation d’un : ainsi toutes les choses ont été nées de cette chose unique, par adaptation. Le soleil en est le père, la lune est sa mère, le vent l’a porté dans son ventre ; la Terre est sa nourrice. Le père de tout le telesme de tout le monde est ici. Sa force ou puissance est entière, si elle est convertie en terre. Tu sépareras la terre du feu, le subtil de l’épais doucement, avec grande industrie. Il monte de la terre au ciel, et derechef il descend en terre, & il reçoit la force des choses supérieures et inférieures. Tu auras par ce moyen la gloire de tout le monde ; et pour cela toute obscurité s’enfuira de toi. C'est la force forte de toute force : car elle vaincra toute chose subtile, et pénétrera toute chose solide. Ainsi le monde a été créé. De ceci seront & sortiront d'admirables adaptations, desquelles le moyen en est ici. C’est pourquoi j'ai été appelé Hermès Trismégiste, ayant les trois parties de la philosophie de tout le monde. Ce que j’ai dit de l'opération du Soleil est accompli, et parachevé. » 


Voici la version extraite du Secretum secretorum.

I. Vrai, certain, sans nul doute. 
II. L’inférieur appartient au supérieur, et le supérieur appartient à l’inférieur. 
III. L’œuvre des miracles vient d’une chose unique par un unique procédé, tout comme les choses proviennent d’une matière unique. 
IV. Son père est le soleil, et sa mère est la lune. Le vent l’a porté dans son ventre, et la terre l’a nourri de son lait. 
V. Il est le père des talismans, le gardien des miracles, parfait en forces. 
VI. Le feu devient terre. 
VII. Ôte la terre du feu — le subtil est plus noble que le grossier — avec prudence et sagesse. 
VIII. Il monte de la terre au ciel et retombe sur la terre. De la il reçoit la force du supérieur et de l’inférieur. La lumière des lumières étant avec toi, devant toi fuiront les ténèbres. 
IX. Il est la force des forces, qui surmonte toute chose subtile ; il pénètre toute chose épaisse. 
X. Tout cela se produit selon la disposition du macrocosme. 
XII. C’est ma gloire, et c’est pourquoi j’ai été nommé Hermès triple en sagesse.

Les Sabbats


Imbolc (Imbolic) 
Le 1 ou le 2 février représente le réveil de la Déesse. "La dame du feu"
Cette cérémonie, remonte au rites préchrétiens, qui se déroulaient au calendes de mars en l'honneur de Vestale et de Junon et qui récupérés par la tradition chrétienne, prirent le nom de chandeleur. Au cours de cette nuit, les sorcières allumaient de grands feu purificateurs et de nombreuses bougies et consacraient les bougies vierges qu'elles utiliseraient ensuite tout au long de l'année dans leurs activités magiques. 

Ostara (Eostre) 
Equinoxe de printemps vers le 21 mars représente l'arrivée du Printemps. "La dame de la vie" cette cérémonie remonte au rites païens d'équinoxe consacrés à Mithra/soleil , seigneur et animateur du cosmos, qui ramenait la vie au printemps et l'éteignait en automne. Dans la journée, les sorcières fêtaient l'arrivée de la nouvelle saison, la renaissance de la Terre Mère, pas de grand feu. 

Beltane (Beltaine) 
Le 1 mai représente l'union de la Déesse et du Dieu. "Calendes de Mai" 
Une cérémonie nocturne au cours de laquelle les sorcières, à la lumière des feux, célébraient le début du triomphe de la lumière sur les ténèbres, le moment où les pouvoirs des forces du bien et du mal se stabilisaient, favorisant alors la libération des énergies qui régulaient les équilibres cosmiques, elles renforçaient ainsi leurs pouvoirs magiques. 

Litha (Midsummer) 
Vers le 21 juin solstice d'été représente l'apogée des puissances divines. "Saint-Jean" la nuit de la Saint-Jean coïncidait avec le solstice d'été et illuminait de feux qui duraient jusqu'à l'aube, honorant par anticipation la Terre Mère qui avec l'été, régénérait toute chose. C'était la nuit la plus propice de l'année pour cueillir les herbes et consacrer tout ce que les sorcières utilisaient au cours de l'année dans leurs arts magiques. 

Lughnasadh (Lammas) 
Le 1 août représente la première récolte, la fatigue du Dieu. "L'esprit du blé" Au cours de cette journée, les sorcières dédiaient de grand feu à la fêtes de la moisson et au remerciement de la Terre Mère, qui avait généreusement accordé de bonne récoltes, c'était ainsi le jour ou le soleil recommençait à baisser et les journées à raccourcir pour laisser de l'espace à la nuit. 

Mabon (Mabar) 
Equinoxe vers le 21 septembre représente la seconde récolte, la décision du sacrifice du Dieu pour son fils. "Saint-Michel" cette cérémonie remonte aux rites païens d'équinoxe dédiées à Mithra/soleil, la divinité maîtresse et l'âme du cosmos, capable de ranimer la nature au printemps et de l'éteindre en automne. Les sorcières allumaient des feux pour remercient la Terre de l'abondance des fruits reçus et pour accueillir l'automne. 

Samhain (Halloween en anglais et en gaélique Oiche Shamhna) 
31 octobre "Toussaint" 
Cette cérémonie date de l'ancien culte agraire celtique d'halloween. Au cours de cette nuit éclairée par les feux et par la lune toutes les forces du bien et du mal avaient puissance égale, et c'est à ce moment que le voile entre le monde des humains et l’autre Monde résidence des dieux (le Sidh) était le plus fin et permettaient aux sorcières d'échanger des énergies et des pouvoirs avec les âmes des morts, des saints et des forces de la nature. Mais contrairement a ce que l'on croie, la toussaint était le deux novembre la fête des morts et non le premier novembre, le trente et un octobre correspond en faite à la St Sylvestre la vielle de la nouvelle année. A cette occasion chaque famille recevait une braise lui permettant d'allumer chez elle un nouveau feu, qu'elle devait maintenir jusqu'à l'automne suivant.

Yule (Midwinter) 
Solstice d'hiver environ du 21 décembre représente la naissance du Dieu.
"Le Chêne Sacrée" la cérémonie du solstice d'hiver se déroulait dans la journée, autour d'un grand chêne, arbre qui depuis l'antiquité était considéré comme sacré et doté d'un pouvoir d'oracle. Les sorcières dédiaient les rites du feu à la Terre Mère qui mettait au repos pour laisser place à l'hiver et dont elles tiraient de nouvelles force magiques, augmentant leur spiritualité et leur sagesse pour continuer à œuvrer dans le bien. 

Ainsi que les esbats qui correspondent aux nuits de pleine lune.


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Symbolisme de la Rose



Dans le jardin du maître, s"élevait un pommier en forme de croix
Suspendue a lui comme crucifiée, il vit la rose blanche
Dans ces pétales, ruisselaient des gouttes de rosée.

La rose a jailli, selon la poésie hellénique, avec l'écume des eaux primordiales, présidant de toute éternité à la naissance sans cesse renouvelée de la déesse de l'amour.

Née de vénus, née d'une goutte de sueur de Mahomet, née du sang du christ qui l'a fait fleurir au pied de la croix, la rose est toujours et partout annonciatrice d'une renouveau.

Mère divine dans la tradition cosmique en inde, Marie Mère du Christ, elle est le symbole de la virginité de la Mère Universelle, porteuse de toute les promesses, celles liées à la véritable vie débutante.

Lotus rougi par le sang sacrificiel de l'amour et des martyrs de la tradition à travers les siècles, cœur du christ, elle est l'image de l'âme.

Lumière d'éternité et de perpétuel recommencement dans sa représentation gothique, magnifié dans le cantique des cantiques, dans les œuvres des soufis persans, dans l'art de la mystique chrétienne, la rose est l'étoile devant laquelle l'homme s'incline, s'agenouille et prie.

Symbole de beauté et de secret, symbole de paix et d'illumination, union du rouge de l'amour divin et du blanc de la divine sagesse, de ces deux attributs de Dieu, Amour et Sagesse, émane la création de l'union, permettant a l'homme régénéré et dépouillé des ses passions brutales de devenir l'homme véritable. 

Un des sens principaux de la symbolique de la rose est celui qui se rapporte au principe féminin ou passif de la manifestation: c'est-à-dire la substance universelle. 

La fleur évoque par sa forme l'idée d'un réceptacle, recueillant les influences émanées, symbole qui est à rapprocher de la coupe, du calice. Son épanouissement représente le développement de la manifestation elle-même, considérée comme production de la substance universelle.

Ce double sens est symbolisé par la fleur de lotus qui à pour particularité de s"épanouir à la surface des eaux, domaine d'un certain état de manifestation où le plan de réflexion du rayon céleste s'exerce pour réaliser les possibilités qui y sont contenues potentiellement. 

Dans la symbolique alchimique, la rose à cinq pétales placée au centre de la croix, représentation du quaternaires des éléments, réalise la quintessence.

Dans la tradition soufi, la rose symbolise l'âme humaine aspirant vers l'union avec la divinité qui se laisse brûler à la flamme de l'amour.

Son symbole est magnifié par les poètes persans qui chantent les joies sublimes de l'Union et les souffrances de l'âme, prisonnières du monde fallacieux des sens, qui aspire à se libérer de ses liens pour retrouver son essence divine.




Rosier de france
Rosa gallica
Le mot rose vient d'une racine indo-européenne, "vrod", qui signifierait souple ou bien de "rhodon", rose en grec. Et "gallica" de Gaule. Elle a été cultivée à Provins dès le moyen âge par Thibaut, comte de Champagne, qui avait déjà rapporté de Syrie, au retour des Croisades en 1573, le rosier de Damas. 

Toute une industrie naquit ainsi, pour de longs siècles, dans la ville de Provins autour de la rose du même nom. La rose de Provins symbolise l'amour de la patrie. Signe de sang, d'énergie vitale, d'amour passionnel, qu'il soit humain ou divin, elle illustre aussi bien les héros que les martyrs ou le sang du Christ. La rose peut être un charme magique d'attraction ou de protection. On en faisait des philtres ou des breuvages destinés aux enchantements d'amour et aux talismans pour se protéger des démons et des sorciers. 

Les jonchées de roses des Grecs, des Perses et autres peuples se sont perpétuées dans les Fête-Dieu chrétiennes. Une des premières représentations de la rose, dans la cité antique d'Ur en Chaldée, daterait de 2250 av. J.-C. La rose rouge fut connue très tard des Egyptiens, mais elle était utilisée depuis longtemps par les Grecs. Elle fut plus tard un des symboles de la guerre des Deux Roses qui déchira l'Angleterre (l'autre rose était blanche et celle de la réconciliation, blanche griffée de rouge). 

Rose trémière
Althaea rosea 
Alcea rosea
La rose trémière s'appelle "rose" car sa ressemblance avec la reine des fleurs lui a valu sa dénomination initiale de "rose d'outremer". Au moyen âge, on la nommait "passerose" ou "bâton de roi". 

Rosier cent feuilles
Rosa centifolia 
Le mot rose vient d'une racine indo-européenne, "vrod", qui signifierait souple. "Centifolia", à 100 feuilles, illustre le nombre important des pétales de cette rose, les feuilles désignant autrefois aussi les pétales. Les roses blanches illustrent la beauté parfaite. Elles peuvent être silence, pureté, virginité et sagesse divine. 

Les chrétiens en ont fait l'emblème de la Vierge, la rose mystique. Les perles des rosaires représentent chacune une rose : offrande de 50 "Ave Maria", sous forme de guirlande spirituelle, à la Vierge Marie. Une rose rose nuance cette dévotion de tendresse. Les troubadours la chantèrent comme emblème mystique de pureté, la couleur rose évoquant alors le passage de la mort à la régénération et la première étape de l'initiation. Le dieu du silence est souvent représenté un doigt sur les lèvres et une rose blanche à la main. 

Les anciennes salles à manger étaient décorées, au centre du plafond, d'une couronne de roses en stuc : elle représentait la couronne ou le bouquet de roses que la maîtresse de maison installait au-dessus des convives pour les inviter à garder un silence absolu sur ce qui se dirait au cours du repas. Au VIe s, Saint Médard fonde la "fête de la rosière" pour encourager la pratique de la vertu chez les jeunes, garçons et filles. Ceux qui sont élus sont récompensés d'une couronne de roses et sont dotés; cette cérémonie est encore bien vivante aujourd'hui dans de nombreuses villes de France. 

Rosier muscat
Rosa Aff. rubiginosa 
R. eglanteria
Le mot "rosa" se rapporte à sa couleur, "rubiginosa" signifie "couleur de rouille" et s'applique à son feuillage d'automne. Son nom de "musquée" est en fait usurpé, sans doute appellation commerciale, car il existe une Rosa moschata. Ce ne serait pas le seul exemple de dénomination abusive. La reine des fleurs est incontestablement la rose. Elle symbolise la coupe de vie, l'âme, le coeur, l'amour. 

Selon une légende grecque, la rose originelle était blanche, Aphrodite courant au secours de son protégé Adonis mourant, se blessa sur une de ses épines et tacha les pétales de son sang. Dès lors les roses lui furent consacrées. Symbole que reprit l'Église : faisant du calice de ses pétales la coupe qui recueillit le sang du Christ, elle la voua à Marie. Parce qu'elle est un symbole de régénération depuis l'Antiquité, on dépose des roses sur les tombes, les anciens nommaient cette cérémonie : rosalia. Les Romains avaient la passion des roses. 

Les roseraies de Tarquin le superbe étaient réputées dans l'ensemble du monde latin. Dans les jeux publics, les sénateurs et autres spectateurs distingués recevaient de la main des édiles des couronnes de rose. La rose était pour les Romains le symbole du triomphe au même titre que le laurier. Pour la guerre, leurs armes et leurs boucliers étaient ornés de roses peintes ou ciselées. 

En magie, on attribue à la rose des pouvoirs en amour, dans les oracles et les guérisons. Longtemps symbole de la séduction féminine, la rose était utilisée par les sorciers dans la composition des philtres d'amour destinés à se faire aimer d'un prétendant hésitant, voire réticent.


La Rose de l'Esprit 

Le plan du logos a pour but d'éveiller en nous une nouvelle possibilité de conscience et de vie.
Cette possibilité réside dans la présence, en l'homme, d'une étincelle de lumière, issu de la pensée divine.

Si cette étincelle d'Esprit, cette Rose, est éveillée et reliée au cœur et à la tête d'un être humain, un merveilleux processus alchimique s'ouvre : les forces de la Vie Universelle contenue dans l'étincelle vont ce communiquer à tous le système et créer un être nouveau.

Ainsi de la Rose épanouie sur la croie de la personnalité humaine jaillira la grandiose majesté de la Vie Eternelle.

L'homme qui porte une étincelle d'Esprit, la rose dans le cœur, représente en tant que tel un enfant de Dieu en puissance. Lorsqu'elle s'épanouira sur la croix de la personnalité humaine, la Vie jaillira en une grandiose majesté.

"Veillez à ce que personne ne vous égare en disant "le voici ou le voila". 
Car c'est à l'intérieur de vous qu'est le Fils de l'homme. Suivez-le. Car ceux qui le chercheront le trouveront". (Évangile de Marie) 

"Le royaume de dieu est à l'intérieur de vous et à l'extérieur de vous" (Evangile de Thomas) 

Dans le cœur de l'homme gît une étincelle de la Lumière originelle, étincelle d'Esprit. Cette "Rose du cœur" est le dernier vestige de sa gloire "passée", mais aussi le germe d'un tout nouveau devenir. 

Certaine semence impérissable est, en lui la promesse de "grâce" afin qu'un jour il se souvienne de son origine et soit rempli du désir de retourner à la maison du Père. 
Il est alors possible que s'allume la Lumière du Soleil spirituel, la Lumière de la gnose, que s'éveille le Bouton de Rose endormi.

La Rose est une âme du monde qui n'est pas de cette nature, un royaume immense. Elle contient une vie encore réduite au silence, mais qui, lorsqu'elle s"épanouira sur la croix de la personnalité humaine, jaillira en une grandiose majesté.

Comprenne qui pourras…

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