jeudi 23 février 2012

Le langage des plumes







Le langage des plumes  

Chaque tribu avait son propre modèle de coiffure. Elles étaient dans leur ensemble très variées, depuis le bonnet de guerre des Sioux jusqu'au simple turban en peau des Iroquois.

Certaines de ces coiffes précisaient la personnalité et le rang de son propriétaire.
Chez les Indiens des forêts et des lacs, qui en général se rasaient le crâne, la coiffure ne retombait pas en arrière et s'arrêtait à la nuque. Les plumes de dindon, de héron et de grue étaient tout aussi utilisées que celles de l'aigle.

Dans ces tribus de l'Est des États-Unis, les plus belles coiffes étaient en piquants de porc-épic.
La plus pittoresque et aussi la plus connue était celle des Indiens dakotas, qui fut imaginée par les Mandans et portée ensuite par les Hidastas ou Gros-Ventres.

Chaque plume de cette coiffe a sa signification et sa raison d'être. Chacune en effet rappelle un exploit du propriétaire de la coiffe.


Ainsi, une plume avec une tache rouge à l'extrémité rappelait la mort d'un ennemi tué au combat. Si, au même endroit, la plume était coupée, cela signifiait que l'adversaire avait eu la gorge tranchée.

Plusieurs entailles, en différents endroits de la plume, précisaient que le guerrier avait été deuxième, troisième ou quatrième au combat, tandis que le bord était réduit d’importance pour le cinquième. Une plume fendue indiquait que le guerrier avait été blessé au cours de la rencontre. 

Chez les Hidastas ou Gros-Ventres, du Missouri, le premier guerrier, qui s'approchait de l'ennemi, et en tuait un, méritait une plume d'aigle ornée d'une touffe de crins de cheval; le deuxième à accomplir le même exploit recevait une plume ornée une barre rouge, le troisième avait droit à deux barres et le quatrième à trois.

Les hommes blessés avaient droit à une plume avec une bande de piquants de porc-épic.Les Omahas recevaient en témoignage de leur intrépidité un bandeau fait avec la queue d'un jeune daim agrémentée quelques plumes prises sur la nuque d'un dindon et peintes en rouge pour préciser que le possesseur avait été le premier à mériter cette distinction.

Les Sauks et les Foxs, eux aussi, avaient le même bandeau en peau de daim. Les Cheyennes, au cours de certaines cérémonies­, portaient des coiffes faites en peaux de bison agrémentées de chaque côté par les cornes de l'animal. C'était la aussi la coiffure préférée des medicine-men.

Les Blackfeet et les autres tribus indiennes du Nord portaie­nt en hiver pour se protéger de la neige, une coiffe épaisse en fourrure faite avec des dépouilles de coyotes, de loutres ou de blaireau.

Un bonnet identique était porté par les Omahas, les Osages et les Poncas de l'Indian Territory. Il était décoré de motifs en piquants de porc-épic de différentes couleurs.

Les Indiens de l'Est, et particulièrement les Iroquois, portaient des coiffures faites de peaux d'animaux, avec parfois sur le côté quelques plumes formant un bouquet.

Un de ces bonnets appelé gustoweh ou le véritable chapeau était utilisé pour les cérémonies. Il avait, sur le sommet, plusieurs cercles de petites plumes et au centre une plume d'aigle.

Les Apaches se contentaient le plus souvent d'un simple bandeau d'étoffe dont la couleur précisait l'importance du guerrier. Ce bandeau servait surtout à retenir les cheveux restés libres, coupés à la hauteur des épaules et formant frange sur le front.

Les plumes d'aigle chez les Sioux Lakota, elles ont une signification sacrée, représentant l'essence sacrée. (Elles sont un symbole de paix) 
Elles servent aussi lors des rituels de purification et de guérison pour disperser les énergies néfastes et attirer les énergies bénéfiques dans le corps de la personne malade. 

Les plumes d'aigle mènent nos pensées et prières vers le Grand Esprit. 
Avec le don d'une plume, nous recevons une partie de son essence. 
Ainsi quand une personne reçoit une plume d'aigle, c'est le cadeau le plus grande distinction honorifique 

L’aigle : pour les Indiens, l’aigle est un animal extrêmement proche du créateur. Il est donc particulièrement associé aux visions et aux esprits. Il est également symbole de bravoure et de sagesse. 

Parmi les oiseaux l'aigle a été attribué en tant qu'ayant la plus grande puissance, parce que l'aigle peut voler plus haut que tous autres oiseaux ,au moment où il quitte son aire , il utilise les courants ascensionnels qui lui permette de monter très haut , en larges cercles, jusqu'à une certaine altitude , parce qu'il peut voir tout,ces Oiseaux sont capables de distinguer des formes en mouvement à une distance incroyable,grâce à une adaptation particulière de leurs yeux assurent un angle de vision compris entre 35° et 50°. 

En outre les hommes ont été censés pleurer pour montrer le respect pour l'esprit de l'aigle en tirant les plumes. Aujourd'hui même, toutes les fois qu'un aigle est vu, du tabac doit lui être offert. 

Pendant les powwows, si un danseur laisse tomber une plume d'aigle le festival entier doit s'arrêter et une cérémonie spéciale est conduite par des aînés de sorte que la plume d'aigle soit honorée et prise d'une façon sacrée et respectueuse. Un danseur qui laisse tomber une plume d'aigle est souvent éperdu et doit être soulagé par un aîné qui, explique en même temps au danseur la signification de l'aigle. 

Voir un aigle est un signe positif, c'est une bénédiction et une reconnaissance, et c'est un genre très positif de symbolisme parce que quand ils apparaissent un certain genre d'aspect positif de création est là avec vous et disant, les choses vont être bonnes maintenant. 

La plume d’aigle : Chez les Indiens, la plume d’aigle n’est pas un ornement gratuit. Chaque plume d’aigle portée par un guerrier symbolise un acte de bravoure. Les rares indiens autorisés à porter une coiffe ornée de dizaines de plumes étaient investis d’une immense autorité. La plume d’aigle est un symbole de sagesse et de pouvoir. 

Seuls les grands chefs portent des panaches. Le panache est un peu l'équivalent de l'étoile sur le képi, des gallons sur les épaulettes des soldats de l'armée. 

Le port du grand panache est une tradition exclusive aux Amérindiens de la plaine comme les Sioux et les Cheyenne. 

Cette tradition s'est récemment transmise dans d'autres populations amérindiennes comme les Montagnais et les Cris, mais cet emprunt récent n'a rien à voir avec leur culture originale. 

Les plumes les plus spectaculaires sont celles du grand panache. Pour les Amérindiens, les plumes sont un langage. Le nombre de plumes sur le panache, leur position et leur couleur ont toutes un sens. La sorte de plumes utilisées a aussi une signification. 

Pour les panaches, on utilise surtout les plumes de la queue d'oiseaux de proie comme l'aigle et le faucon. Selon les Amérindiens, ces oiseaux sont des symboles de puissance et porter leurs plumes est un moyen de s'approprier cette puissance. Les aigles et les faucons sont également considérés par les Amérindiens comme un lien entre la terre et le ciel. 

Les Amérindiens ne cherchent pas à contrôler, à dominer la nature. Ils cherchent à faire partie de la nature et accordent beaucoup d'importance aux animaux et à la végétation. Ils ne se croient pas supérieurs à ces deux formes de vie. Quand les Amérindiens s'associent à un animal, ils manifestent le désir de posséder la qualité de cet animal. 

La plume était un objet sacré, placée sur la coiffe des guerriers pour montrer leurs exploits. Les coups comptés consistaient à toucher l'ennemi sans être soi-même touché ; ces exploits donnaient droit à des plumes. 
Celles-ci étaient peintes, taillées ou encochées suivant l'exploit réalisé. 
Si l'ennemi tuait un guerrier, la plume avait simplement une tache rouge, alors que pour une blessure, la plume était entièrement rouge. Le guerrier qui avait réussi quatre coups comptés recevait une plume dentelée... 

Signification des plumes :
1: A été blessé au combat 
2 : A porté cinq « coups » à ses adversaires. 
3 : A blessé ou tué son adversaire. 
4 : A tué un ennemi. 
5 : A tué un ennemi et pris son scalp. 
6 : A porté quatre « coups » à ses adversaires. 
7 : A tranché la gorge d’un ennemi. 
8 : A été blessé plusieurs fois. 

Magie des Plumes
Les plumes rouges symbolisent la vitalité physique. Les plumes du cardinal rouge lui confèrent le type de vitalités physiques qui rendent ces oiseaux capables de survivre en hiver sans migrer. D’autre part, les plumes rouges du ara, lui donne cette sorte de vitalité sexuelle qui engendre l’infinie variété de vie qui est l’essence des pluies des forêts tropicales, le domaine de cet oiseau. 

Les plumes bleues donnent des capacités mentales, paix et protection. Les plumes du merle bleu procurent plus de paix que celles du geai bleu, qui est remarqué pour son comportement bruyant et agressif. Mais le geai bleu avertit de l’approche d’un chat intrus, apporte la protection sous forme de conscience psychique. 

Les plumes jaunes amènent la gaieté, vigilance mentale aussi bien que la prospérité. Les plumes jaunes du canari apportent la joie de son chant. 

Les plumes vertes apportent prospérité et santé, particulièrement celles des perroquets tropicaux et perruches. 

Les plumes brunes apportent stabilité et respect. Les plumes brunes rayées de noir, comme celles du faisan, amènent l’équilibre entre la vie matérielle et spirituelle. Les plumes ornées de bandes brunes et blanches ou celles mi-brunes, mi-blanches donnent le genre de protection qui vous permettra d’avancer sans vous faire remarquer par ceux qui vous veulent du mal. 

Les plumes noires, telle la couleur elle-même, sont parfois perçues simplement comme symbole de négativité, de mal et de mort. Mais en fait, elles apportent la sagesse mystique qui arrive au cours d’une véritable initiation spirituelle, s’il s’agit d’une initiation de mort symbolique et de renaissance de l’esprit ou la sagesse qui est gagnée à travers une série de vies morts renaissances physiques réelles. 

Certaines plumes noires, telles celles du Quiscale bronzé, sont irisées, moirées de verts et de pourpres à la lumière du soleil. Celles-ci confèrent une vision mystique intérieure. Les plumes qui sont rayées de noir (ou gris) et de blanc, comme celles de la poule « coucou de Rennes » ou à pois noirs et blancs comme la pintade, apportent l’équilibre et l’harmonie. 

Certaines plumes ont des motifs et formes spécifiques et certains sont particulièrement magiques. Parmi celles-ci, les plus remarquables, bien sûr, sont celles qui possèdent des « yeux » bleus et pourpres irisés du paon. Elle peuvent être portées comme protection contre le mauvais œil ou comme bandeau afin d’aider au développement du 3ème œil, ou vision intérieure clairvoyante. 

Le coq de certaines races de poules possèdent au centre de leur queue, deux plumes qui sont appelées « faucilles » à cause de leur forme : longue et courbe. Ces plumes sont le symbole de la Déesse et du Dieu. Elles sont sacrées pour le Dieu à cause de leur ressemblance avec les cornes de nombreux animaux et aussi parce qu’elles proviennent tout simplement du coq, lui-même symbole de la virilité masculine. 

Elles sont sacrées pour la Déesse car, comme leur nom l’indique, elles ressemblent à l’outil qui permet de récolter le grain et aussi parce qu’elles (et les faucilles) ressemblent au croissant de lune (croissante et décroissante). Généralement, les plumes « faucilles » blanches sont sacrées pour la Déesse et les noires, souvent irisées, sont sacrées pour le Dieu. Elles peuvent être portées en coiffe, comme substitut à celles de tout autre oiseau, qui autrefois étaient portées par les prêtres et les chamanes.

Les plumes ont longtemps été utilisées en ornement à cause de leur beauté aussi bien que leur pouvoir magique. Les papous, en Nouvelle-Guinée, fabriquent eux-mêmes des coiffes élaborées à partir de plumes sélectionnées sur de nombreuses espèces spectaculaires d’oiseaux de paradis. Les coiffes ne transmettent pas seulement leur beauté à celui qui les porte, mais aussi certaines caractéristiques magiques de l’oiseau qui ont été remarquées. 

Les indiens d’Amérique du Nord portent des coiffes fabriquées à partir de plumes d’aigle, à la fois comme une manifestation de leur courage et pour leurs vertus magiques qu’elles leurs confèrent. Ils considèrent les plumes comme un cadeau du Grand Esprit. Les prêtres indiens et les chefs d’Amérique du Sud tiennent les plumes de la queue du quetzal comme les plus sacrées de toutes. Le crime d’injures envers un quetzal était puni de mort. Les chamanes de nombreuses cultures portent des plumes nouées sur leurs robes rituelles ou à leur bâton, symbole de prêtrise.

source le sidh, par P. Campanelli ©, traduction Lune. Extrait de Wheel of the Year 



Les plumes du geai bleu.
Elles apportent de la clarté dans des situations sombres ou troubles, elles amènent aussi la lumière qui disperse les nuages de la dépression et de la tristesse. 

Les plumes de la corneille. 
Elles sont le symbole du deuil et on les utilise lors des cérémonies funéraires. Les Lokota Sioux, par exemple, prient avec des plumes de corneille pendant les quatre jours qui suivent le décès. Notez d'ailleurs que ces plumes ne sont que pour cet usage et on les conserve dans un endroit sacré. 

Les plumes d'aigle. 
Elles jouissent d'un statut particulier dans les pratiques magiques et spirituelles amérindiennes, car elles ont une signification sacrée très particulière, représentant l'essence sacrée des oiseaux. Elles sont un symbole de paix, mais elles servent aussi lors des rituels de guérison, particulièrement pour disperser les énergies néfastes et attirer l'énergie bénéfique dans le corps de la personne malade. De plus, les plumes d'aigle mènent nos pensées et prières vers le Grand Esprit. 

Les plumes d'oiseau-mouche. 
Elles sont réputées pour apporter la beauté et la joie, elles symbolisent la rapidité d'action et la grâce des mouvements. Elles sont particulièrement populaires auprès des tribus de Sud-ouest américain. 

Les plumes de Faucon. 
Elles servent à préciser les diagnostics des maladies du corps, elles sont réputées, chez les chamans, pour accroître les connaissances des médecins 

Les plumes de perroquet. 
Elles sont plutôt rares et particulièrement convoitées pour orner les costumes lors des danses et des cérémonies rituelles. Parce que cet oiseau peut apprendre n'importe quel langage, ses plumes sont un symbole de communication et réputées pour faciliter la traduction et la communication entre les différentes tribus. Ses couleurs vives, rouges, vertes, bleues et jaunes servent à recréer l'arc-en-ciel, symbole de paix et de prospérité chez les Lakota Sioux. 

Les plumes de la Pie. 
Elles sont utilisées dans les rituels de guérison. Étant un charognard, cet oiseau contribue à nettoyer l'environnement et, par le fait même, ses plumes sont reconnues pour servir à nettoyer et à purifier les malades. Dans la culture Lokota, les plumes noire et blanches, du bout des ailes de la Pie, représentent une jeune indienne aux cheveux de jais vêtue d'une tunique blanche. 

Les plumes du Rouge-gorge. 
Comme c'est l'un des premiers oiseaux à revenir lors du printemps, les plumes du Rouge-gorge sont reconnues pour apporter le renouveau. Elles sont particulièrement importantes lors de rituel de fertilité. Trouver une plume de Rouge-gorge par terre est signe d'une nouvelle. 

Les plumes du Rossignol. 
Elles possèdent une signification mystique très importante, en ce sens qu'elles aident à comprendre la complexité des rituels et à assimiler les connaissances des choses sacrées. 

Les plumes du Road-runner. 
Elles symbolisent l'énergie chaotique et imprévisible du coyote, le joueur de tours par excellence. Ces plumes servent aussi pour accroître les habilités naturelles de magie du praticien ou du chaman, ainsi que son intuition. 

Les plumes du Scissortail. 
(Oiseau mouche du Sud des États-Unis et de l'Amérique centrale) 
Elles sont utilisées pour honorer les mères nourricières de toutes les nations amérindiennes. On se sert également des plumes de cet oiseau pour indiquer le soleil et les quatre points cardinaux lors de cérémonies. 

Les plumes du Cygne. 
Elles symbolisent la grâce, la beauté et la bonté. Pour les Creek, elles sont le symbole d'union et de mariage et sont prisées lors des cérémonies de mariage ainsi que des rites de fertilité. 

Les plumes du Pic bois. 
Elles sont réputées et uniquement utiliser afin de prévenir ou encore de guérir les pierres au foie. 

Les plumes de Fauvette. 
Elles protègent la famille et la maison, car ces oiseaux construisent de très beaux nids qu'ils protègent avec férocité. 

Les plumes de la poule et du coq. 
Poule : Elles sont garantes d'un foyer harmonieux et confortable. 
Coq : Elles sont un symbole de courage et de victoire du jour sur la nuit. 

Les plumes de la Colombe. 
Elles sont utilisées pour des rituels de paix et aussi pour des déclarations d'amour. 

Les plumes de Canard. 
Elles sont un symbole du passage à l'âge adulte, lorsque l'on devient sa propre personne capable de trouver sa voie. 

Les plumes de hibou. 
Elles sont utilisées lors de rituels ésotériques impliquant des connaissances secrètes. 

Les plumes de moineau. 
Elles sont utilisées pour la construction et fabrication d'amulettes de chance. 

Les plumes d'oiseau aquatiques. 
Elles sont de puissants outils de rituel. À la façon des plumes de l'aigle, les plumes de ces oiseaux entraînent nos prières et nos pensées vers le Grand Esprit, et ce, par les cours d'eau.

source : internet et livres

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire